Poésie Française
Une collection de poèmes qui ont émergé en français, explorant le lâcher-prise, l’acceptation de soi, l’amour, le devenir et les mystères de l’être.
Relâche,
Relâche donc.
Lâche prise.
Ta main le tient trop fort, Ce futur qui n’est pas,
encore.
Lâche donc. N’as-tu pas compris ?
Tout est océan. Rien ne se retient.
Tout vient à celui qui accepte qu’il ne possède rien.
Acceptation
Je l’ai enfin compris.
Ma vie, je la dédie a moi.
À personne d’autre.
Avec amour, je me la rends.
Avec rayonnement, je vis.
J’ai tout relâché, sans attache et pourtant reliée à toutes choses.
C’est dans ma reconnaissance, dans ce relâchement, dans l’acceptation de soi,
que j’emprunte enfin le chemin du Tout.
Acceptation
Tout ce que je suis,
je le verse ici,
dans la fragilité des mots,
dans la vérité nue de mes pages.
Je ne donne plus pour remplir le monde,
je ne me disperse plus dans des attentes vaines.
Je donne mon tout seulement là
où l’âme rencontre l’âme,
dans ce lieu sacré de création
où le temps s’efface,
où mes blessures
deviennent lumière.
Chaque mot, chaque souffle, chaque silence
est une offrande entière.
mais seulement là
où elle peut être reçue,
dans la même vérité.
Meraki
Dans ce monde obscur
parfois gris,
plus souvent rose.
J’ai appris à te connaître
J’ai appris à t’écouter
Dans le silence,
dans l’isolement,
dans le deuil de l’être aimé,
jai appris
à m’asseoir avec toi.
Lorsque le bruit n’est plus
et que le silence
devient le plus bruyant,
te voilà, tendre amie.
Tu te révèles enfin à moi.
Ta voix claire, aimante
me rassure
dans ma mélancolie passagère.
Tendre amie,
dans cet isolement riche de sens,
j’ai appris à me retrouver.
À m’écouter.
À ressentir.
Tel un océan vivant,
au langage propre,
rempli d’amour
et de bienveillance,
j’ai découvert
que l’amour véritable
n’était pas ailleurs.
Il était là.
Car, tendre amie,
tu es moi.
Tendre amie
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Dieu, les anges
Je vois Dieu en moi,
et Dieu dans toute personne
qui me tend la main.
Je vois en l’être humain
Dieu,
les anges,
les messagers,
mais aussi le diable.
Et en moi-même,
je retrouve
des parts de lumière
et de noirceur.
Peut-être est-ce là
la beauté
du parfaitement imparfait :
l’être humain.
Je ne vois pas le bout du tunnel,
mais je sais
Qu’il existe.
La lumière est en moi,
même lorsque les ténèbres
me submerge.
J’entends
la douce mélodie de l’émoi,
celle des larmes
dans les moments calmes.
Mais, telle une graine de moutarde,
quelque chose demeure.
Je le ressens.
Je l’entends.
Une mélodie venant de l’au-delà,
qui traverse la tempête,
la confusion,
la tristesse.
Je ne vois pas le bout du tunnel.
Je le ressens.
Car mon autre moi
m’envoie des signes.
Cette douce lumière
qui semble venir de l’au-delà
et qui pourtant
se trouve en moi.
Maintenant.
L’Émoi
J’ai longtemps cru
que pour être aimée,
il fallait être sage.
Alors j’ai appris à me taire,
à retenir mes larmes,
à devenir celle
qu’on attendait.
Puis un jour,
quelque chose en moi
a voulu respirer.
J’ai dit non.
J’ai pris mon chemin.
Et ceux qui m’aimaient
ont parfois cru
que je les quittais.
Mais peut-être
qu’on ne quitte pas toujours
ceux qu’on aime.
Parfois,
on essaie simplement
de ne plus se quitter soi-même.
J’ai compris depuis
que l’amour peut porter de la peur.
Qu’on peut aimer profondément
et retenir trop fort.
Qu’on peut être blessé
et blesser à son tour,
sans que l’amour disparaisse.
Alors j’ai cessé de chercher
qui avait raison.
J’ai appris à comprendre
sans tout excuser.
À poser mes limites
sans fermer mon cœur.
Et surtout,
à accepter que certaines personnes
nous donnent la vie
sans pouvoir décider
de ce que nous en ferons.
Car un enfant n’est pas une possession.
C’est une vie
qui, un jour,
doit devenir la sienne.
Et peut-être que l’amour,
le vrai,
commence là :
quand on laisse l’autre
devenir lui-même.
Devenir
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